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Connaitre Maïti Girtanner

Maïti Girtanner : Oser l’espérance

Torturée par un médecin de la Gestapo, la résistante catholique et pianiste Maïti Girtanner, connue pour avoir pardonné au nom de sa foi à celui qui fut son bourreau pendant la seconde guerre mondiale, est décédée le 28 mars dernier, à l’âge de 92 ans.

Maïti Girtanner avait 21 ans quand elle a été arrêtée par la Gestapo. Les sévices qu’elle va subir marqueront à jamais son corps, conditionneront toute sa vie, l’obligeant à renoncer à tous ses projets, en particulier à sa carrière de pianiste.

 

Une présence l’habitait.

Elle aide les résistants sous le nez des Allemands, portant à l’un des nouvelles, à l’autre des armes … animée d’un très grand désir de vie.

En juin 1940, la vieille maison familiale de Maïti est réquisitionnée.

 

A 12 ans, elle interprète son premier vrai grand concert ; une carrière des plus prometteuses s’ouvre devant elle. Depuis cette époque, elle demandait au Seigneur : « Si c’était là qu’Il voulait que je parle de Lui en jouant du piano … et je me laissais porter par la musique. »

 

A 18 ans les Allemands sont chez elle, et Maïti non seulement entre en Résistance, mais fonde son propre réseau avec des étudiants, donc parfaitement insoupçonnables.

Maïti est réquisitionnée pour jouer du piano lors d’une soirée organisée par le chef de la Gestapo de Paris. A la fin du concert, elle « marchande » : son salaire contre la libération de deux ou trois de ses camarades. Six ou sept fois, Maïti a l’audace de formuler cette demande et d’obtenir la libération de ses amis « insoupçonnables, arrêtés par erreur ».

Fin 1943, elle-même est arrêtée et torturer. Laissée pour morte, elle est sauvée par la Croix Rouge.
Elle reste 8 ans hospitalisée, ne peut plus jouer du piano, et vit dans un état de souffrance jour et nuit.

Mais à 75 ans, Maïti témoigne par sa vie « que le mal n’est pas vainqueur. » Ce sont les convictions chrétiennes de Maïti qui l’ont poussée à pardonner à cet homme dont les sévices l’ont pourtant handicapée à vie, lui interdisant à jamais de reprendre le piano.

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