Animer

Le dessinateur aveugle

pour qui

Temps de l'activité

40 minutes

Matériel

du papier, des bics, des images simples (type coloriage)

L'autre a un regard différent du mien, c'est une richesse

Dans un groupe, le plus important c’est de se rendre compte de l’importance de l’autre. Nous sommes tous différents, nous avons tous une histoire différente et cela fait que nous ne réagissons pas tous de la même manière, que nous n’avons pas tous les mêmes avis. C’est l’une des grandes forces des mouvements de jeunesse, de proposer aux animés dès leur plus jeune âge, à mettre le « vivre ensemble » en pratique. Voici un jeu tout simple qui permettra de se rendre compte que même avec des consignes toutes simples, le résultat peut être complètement différent en fonction des perceptions de chacun !

 

Un texte pour commencer

Voici un texte de Pierre Descouvemont pour contextualiser l’activité :

Lui et moi

Quand lui n’achève pas son travail,

je me dis, il est paresseux.

Quand moi, je n’achève pas mon travail,

c’est que je suis trop occupé, trop surchargé.

Quand lui parle de quelqu’un,

c’est de la médisance.

Quand je le fais,

c’est de la critique constructive.

Quand lui tient à son point de vue,

c’est un entêté.

Quand moi je tiens à mon point de vue,

c’est de la fermeté.

Quand lui prend du temps pour faire quelque chose,

il est lent.

Quand moi je prends du temps pour faire quelque chose,

je suis soigneux.

Quand lui est aimable,

il doit avoir une idée derrière la tête.

Quand moi je suis aimable,

je suis vertueux.

Quand lui est rapide pour faire quelque chose,

il bâcle.

Quand moi je suis rapide pour faire quelque chose,

je suis habile.

Quand lui fait quelque chose sans qu’on le lui dise,

il s’occupe de ce qui ne le regarde pas.

Quand moi je fais quelque chose sans qu’on me le dise,

je prends des initiatives.

Quand lui défend ses droits,

c’est un mauvais esprit.

Quand moi je défends mes droits,

je montre du caractère.

Un jeu pour continuer

Déroulement : 2 joueurs s’asseyent dos à dos, l’un a l’image, l’autre un bic et du papier. Le premier décrit l’image au deuxième joueur, sans dire réellement ce que c’est. Par exemple, il peut décrire les formes qui composent le dessin mais ne peut pas dire « c’est une maison ». Le deuxième joueur doit alors reproduire l’image sur sa feuille le plus fidèlement possible. Une variante peut être de former des paires de joueurs et de donner le même dessin à tous. Après un temps imparti, on regarde quelle paire a reproduit le dessin le plus ressemblant.

Des questions pour terminer

Enfin, pour pousser la discussion plus loin, voici quelques exemples de questions :

  • Suis-je d’accord avec le texte de Pierre Descouvemont ? Est-ce que parfois j’ai aussi l’impression qu’un-e copain-ine juge sévèrement ce que je fais alors qu’il-elle le fait aussi ? Est-ce que moi-même parfois je peux avoir cette attitude envers les autres ?
  • Y a-t-il un exemple ces derniers jours où j’ai senti qu’on ne prenait pas mon avis en compte ou qu’on n’essayait pas de savoir comment je me sentais ? Quelles émotions cela a-t-il engendré en moi ?
  • Y a-t-il un exemple ces derniers jours où je n’ai pas pris en compte l’avis d’un-e copain-ine ? Comment m’en suis-je rendu compte ?
  • Dans le groupe, ai-je l’impression que l’on fait suffisamment attention au point de vue de l’autre ? Comment faire pour améliorer pour mieux accepter le regard de l’autre ?

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